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Déclaration de la FSU au CTA du 25 juin 2012

26 juin 2012

Depuis son annonce, la FSU a apprécié positivement la dotation de 1.000 postes au niveau national pour les écoles primaires. A l’évidence, il s’agit d’abord d’une mesure symbolique qui comporte un message politique clair : l’Ecole ne peut plus supporter d’être maltraitée comme elle l’a été depuis des années et, particulièrement, au cours du dernier quinquennat.

C’est pour la FSU, un premier signe qui doit en annoncer d’autres afin d’engager réellement une transformation en positif de la politique éducative. Il en est ainsi de la formation des enseignants qui est un dossier urgent : la récente décision du Conseil d’Etat doit permettre de prendre de premières mesures pour améliorer la situation des stagiaires dès la rentrée de septembre. Les préparations d’une loi d’orientation et de programmation pour l’Ecole et du budget 2013 constitueront d’autres rendez-vous qui devront marquer, dans les faits, la rupture tant en terme d’emploi que d’orientation politique.
La dotation de 20 postes pour les écoles de l’Académie est, dans ce cadre, un symbole dont chacun mesure les limites.

Après avoir engagé la suppression de 166 postes, ce seront donc au final 146 postes qui seront en moins dans les écoles de nos deux départements pour des effectifs d’élèves quasi-stables dans l’Académie.

Dans l’Eure comme en Seine-Maritime la création de 10 postes ne permettra que de régler les situations les plus alarmantes : des ouvertures de classes justifiées ne pourront se faire, les moyens de remplacements seront insuffisants, les RASED ne pourront répondre aux besoins de tous les élèves en difficulté ni jouer leur rôle de prévention, les PEMF verront leur place diminuer dans une formation initiale toujours en régression. En bref, beaucoup d’écoles subiront des conditions de travail, au quotidien, difficiles.
Enfin, puisque nous sommes dans une instance académique couvrant les 1er et second degrés, rappelons que du côté des collèges et lycées rien n’est prévu pas même l’abandon de réformes contestées par la profession, ce qui n’aurait aucun coût. Ainsi l’application intégrale des suppressions de postes mettra nombre d’établissements dans des situations dramatiques pour les élèves et les personnels.

En conclusion, la FSU estime que si la période des dégradations semble être stoppée dans l’Education il faut que les faits confirment durablement les annonces. Il est urgent de s’engager dans la construction d’une Ecole, de la maternelle à l’Université, qui soit un réel service public laïc permettant la réussite de tous les élèves.

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